
Avez-vous déjà remarqué qu’au Golgotha, il n’y avait pas une croix… mais trois ?
Nous retenons souvent Jésus au centre. Pourtant, l’Évangile nous montre aussi deux autres hommes. L’un se révolte jusqu’au bout. L’autre se tourne vers le Christ dans un dernier acte de confiance.
Et au pied de ces trois croix, il y a Marie.
Personne ne lui demande de choisir. Personne ne lui dit de rester seulement auprès de son Fils. Elle est là, devant le Juste, devant le pécheur repentant, devant celui qui refuse encore Dieu.
Elle ne retire aucun clou.
Elle ne met pas fin à la souffrance.
Elle ne cherche pas à hâter la mort.
Elle reste.
Cette présence silencieuse est peut-être l’une des plus grandes leçons de l’Évangile.
Aujourd’hui, notre société se demande comment répondre à la souffrance de la fin de vie. La question est légitime. Personne ne peut rester indifférent devant la douleur d’un être humain.
Mais le Golgotha pose une autre question.
Avant de nous demander comment faire mourir, il nous demande qui restera auprès de celui qui meurt.
La réponse chrétienne n’est pas d’abord une technique.
Elle est une présence.
Le Christ n’a pas demandé à sa mère de supprimer sa souffrance.
Marie n’a pas demandé que tout s’arrête.
Elle a choisi d’aimer jusqu’au bout.
Peut-être est-ce là le véritable choix de civilisation : considérer que la réponse à la souffrance est d’abord une présence fidèle, un accompagnement, des soins, une main tendue, plutôt que la disparition de celui qui souffre.
Au pied des trois croix, l’Évangile ne nous apprend pas seulement comment meurt le Christ.
Il nous apprend surtout comment vivre auprès de ceux qui approchent de leur dernière heure.
Et si la question la plus importante n’était pas : Comment mettre fin à la souffrance ?
Mais plutôt :
Qui acceptera de rester au pied de la croix ?
Si cette réflexion vous interpelle, vous trouverez l’article complet sur Esprit Libre, où je développe cette méditation à partir de l’Évangile.